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Les
Bouteilles
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Il est impossible
de parler du vin sans évoquer son
inséparable compagne, la bouteille de verre.
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Depuis des siècles, le vin et le verre sont inséparables et ils se doivent tout mutuellement. En effet, le vin a besoin de la bouteille en verre pour être servi, transporté, paré, habillé, présenté et être mis en valeur. Quelle autre matière pourrait remplir ce rôle avec le même résultat et autant de brio? Mais l'inverse est également vrai. Finalement, il s'agit là d'un mariage parfait puisqu'il unit le vin, fruit vivant et mystérieux de la terre, du soleil et du travail des hommes, et le verre tout aussi bien don de la terre, du feu, et du travail des hommes. |
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Les origines du verre sont mystérieuses et si lointaines qu'il est très difficile de retrouver leurs traces. Les sources sont imprécises et parfois même opposées.
La légende de la découverte du verre fut transmise oralement durant des millénaires. On raconte que vers 3500 à 4000 avant JC, des navigateurs s'arrêtèrent sur une plage d'Asie Mineure pour y passer la nuit. Ils allumèrent un feu pour cuire leurs repas et ne trouvant pas de pierres pour caler leur marmite ils prirent des morceaux de carbonate de sodium qu'ils transportaient dans leur cargaison.
Quel ne fut pas leur étonnement le lendemain matin de voir sur le feu éteint un dépôt brillant et solidifié. En effet sous l'effet de la chaleur le sable de la plage et la soude avaient fondu, s'étaient mélangés et avaient donné cette substance, qu'on appelle verre.
Le verre est une substance dure, homogène, inaltérable généralement transparente obtenue par fusion vers 1500° C d'un mélange composé en majeure partie de silice, de soude et de chaux.
Ce mélange se transforme progressivement sous l'effet de la chaleur et devient une pâte que l'on peut mettre en forme aux environs de 1000° C.
La composition type du verre est la suivante : 72 % de silice ;13 % de soude ; 3 % de divers stabilisants et colorants.
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Au début de l'ère chrétienne, un verrier inconnu eut l'idée de prélever un peu de matière en fusion, grâce à un tube de fer, et de souffler à l'autre extrémité. Il venait d'inventer la canne à souffler le verre. Ce procédé est toujours utilisé de nos jours mais a été perfectionné pour l'utilisation mécanique et automatique. Cette découverte va permettre au verre de se développer dans tous les domaines : artistique, industriel et scientifique ce qui permettra au vin et au verre de se rencontrer. Il y a eu différentes techniques de fabrication du verre creux, comme les moules ouverts et fermés, en une pièce puis en deux pièces, mais malgré ces progrès, le travail restait manuel. Vers la fin du 19e s. des machines semi-automatiques firent leur apparition ce qui rendit le travail du verrier moins pénible et plus rapide. Toutefois l'alimentation de la machine se faisait toujours manuellement. c) L'automatisation L'évolution technique que nous connaissons de nos jours, a permis l'alimentation automatique des machines. d) Naissance de la bouteille Il a été reconnu par les historiens que la bouteille était utilisée depuis l'antiquité comme un objet de garniture. La véritable rencontre du vin et de la bouteille en verre soufflé se fit aux environs de 1700 aprèsJ.C.. |
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Cette rencontre fut favorisée par deux faits essentiels :
A
partir de ce moment, la conservation du vin en bouteilles était assurée, ce
qui permit la mise en bouteille,
la garde et le transport.
Pendant longtemps, la forme des bouteilles fut inspirée de l'époque gallo-romaine, une sphère aplatie ayant ainsi une bonne assise et un col relativement long pour une bonne prise en main.
Puis la forme évolue, elle s'allonge et devient cylindrique parce que :
1) le vin est de
plus en plus conservé et vieilli en bouteilles et expédié ;
2) l'embouteillage est de plus en plus important et nécessite d'avoir des
formes qui se prêtent à la fois au vieillissement en pile, à l'embouteillage
et au transport.
Durant
le 19e siècle, certaines régions se personnalisent, créant des bouteilles
représentatives de leur
terrain et de leur vin. C'est ainsi qu'apparaît la "bourguignonne", la "champenoise"
ou la bouteille à vin d'Alsace.
f) Les bouteilles actuelles
De nos jours, à part la flûte d'Alsace, les bouteilles ont quelque peu perdu leur caractère de départ.
Néanmoins,
si le marché de la bouteille de vin est actuellement dominé par la bordelaise
et la
bourguignonne, certaines tendances apparaissent et tendent à promouvoir des
bouteilles qui représentent
une région ou une appellation déterminée.
| Elle est par définition celle qui habille les vins de Bordeaux, dite la CIVB. Elle a été créée par le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). Dans le Bordelais, elle est également appelée "Frontignan". Elle a une contenance de 75 cl., à l'épaule l'inscription "Bordeaux" est gravée et répétée 3 fois et frappée des "croissants" entrelacés qui figurent sur les armes de la ville. Elle existe en teinte verte pour les vins rouges et blancs secs et en teinte mi-blanc pour les vins liquoreux. Il existe également des modèles spéciaux à certains châteaux dont ils portent le nom ou l'écusson gravé à l'épaule. |
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Cette bouteille à la ligne fine et allongée, qui correspond au style d'expres-sion de vins d'Alsace est typique. Elle comporte la gravure "Alsace" au fond et la plupart des vins de cette région sont embouteillés dans cette flûte. Elle a une contenance de 37,5 cl. pour la restauration et 75 cl. pour le marché français et l'exportation. La teinte verte dit "Champagne" est couramment utilisée. Un peu de verre blanc ou mi-blanc (incolore) est employé pour certains vins comme le Pinot noir . |
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C'est
la bouteille reine pour le grand Bourgogne qui s'étend du vignoble de
Chablis aux portes de Lyon. |
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La "flûte à corset" est utilisée par les vignerons pour la mise en bouteille dans l'aire de production. Sa capacité est de 75 cl et sa teinte principale est mi-blanc. La "Côtes de Provence", de forme très typique, est réservée au négoce. Sa capacité est de 75 cl. et la teinte la plus utilisée est le mi-blanc. La Corse dispose de la bouteille "Corse" dont l'épaule est gravée de la fameuse "tête au bandeau". |
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Les bouteilles dans ces contrées sont d'un modèle standard. Il s'agit de la bourguignonne en 75 cl. et de la "Véronique", de type flûte, pour des vins blancs. Dans le Jura, il existe deux bouteilles ;
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C'est le royaume de la "bourguignonne" de 75 cl. et de couleur verte. Mais il existe également deux sortes de bouteilles tout à fait spécifique de la région :
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Les vins de cette région sont principalement présentés en "bordelaise".
Dans cette région on utilise beaucoup de "bordelaise mais aussi la "bourgui-gnonne", la "hollandaise", la "normande", la "Véronique" pour certains vins blancs secs. Le choix est large et les teintes vont du mi-blanc au vert en passant par la feuille-morte.
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Parfois, certaines maisons de cette région embouteillent leur grand champagne dans des bouteilles particulières comme la bouteille "Dom-Pérignon" qui reproduit une forme du XVIIIe siècle. Ces bouteilles existent en deux teintes : vert foncé dit "Vert Champagne" et blanc. Celui-ci est utilisé pour les vins de Champagne rosés ou blancs, d'une pureté exceptionnelle comme le "cristal" de Roederer. |